Flashback

Lundi 12 décembre 2005

Je ne sais déjà plus trop par où ni comment continuer ce blog... Ca c'est tout à fait moi, un milliard d'idées fourmillent en moi mais je ne sais pas par où commencer !! Mon pouvoir de décision n'est pas encore très élevé aujourd'hui.

 Ma description dans le message précédent étant assez relative, j'ai bien envie de faire quelques flash back de ma p'tite life...des petits condensés de ma vie, infiniment petits face à cette montagne d’images et sentiments qui sont en moi.

 Here we go...

                                                                                                             Séquence Enfance :

 Vécue à la campagne avec mon père, ma mère, mon frère et pas de soeur ouhoho c'était le bonheureurrrrrrrrrrrrr... le Bonheur OUI, avec ses petites fausses notes quand même, comme chacun d'entre nous, mais majoritairement une enfance très heureuse, saine et équilibrée. Je pense y avoir acquis les meilleures valeurs

Je n'ai pas énormément de souvenirs de mon jeune âge, d'ailleurs ça m'a toujours étonnée d'entendre tous ces gens vous raconter dans le moindre détail certains épisodes de leur enfance. Mais je pense en avoir gardé le meilleur au fond de moi quand même.

  Il y avait une grand mère paternelle, des grand-parents côté maternel, même une arrière grand mère qui habitait dans une très grande maison en pierre dont j'ai hérité du prénom en guise de deuxième : Julia.

     Les parfums, les couleurs, les images, les paysages différents au gré des saisons...sont gravés en moi. La belle campagne, l’école, les animaux, les cabanes, les longues balades, à pieds, à vélo, avec mes cousins (seule fille !) et ma grand-mère paternelle en « chef de troupe » lors de longues escapades au travers des bois, champs et ruisseaux qui me paraissaient immenses et truffés tantôt de dangers ou de secrets voire même de trésors.

   Grand souvenir avec mon frère et mes cousins : l’instituteur nous ayant appris qu’il y a un noyau au centre de la terre, nous avons entrepris de creuser un trou dans le jardin de ma grand-mère, nous avons réalisé seulement après 2 semaines de dur et quotidien labeur qu’on n’arriverait jamais à l’atteindre ce noyau : grosse déception familiale J

 Il y avait aussi la belle ferme de mes grands parents, avec cet immense jardin et toutes ces fleurs, c'est là que j'ai eu mon premier coup de foudre pour les marguerites !

 Mais aussi le cimetière, la cave, le grenier, les « corvées », le catéchisme, les salsifis beuuuuuurk!

      Petite anecdote : je n'ai aucune photo de moi à la maternité, ni des premiers mois de mon existence, alors très longtemps j'ai cru avoir été adoptée, si si si, ça c'est mon côté « je suis persécutée, personne ne m’aime »!

En fait, l'appareil photo de mes parents était en panne...    Hum...des doutes subsistent encore... ;-)

  Puis on a déménagé vers la ville suite à une mutation professionnelle de mon père. Et là ce fut le premier grand malheur de ma vie. J'avais 10 ans et aucune envie de quitter mon univers ni mes amis. 

Par Co
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Mardi 13 décembre 2005

Les paroles d'une magnifique chanson de JJ Goldman, 1987.  Chanson sur une appartenance à un lieu et cette impression de faire partie du décor. 

Pas de doute, je suis de là, à la manière d'un arbre qui a poussé dans un jardin. Lisez et imaginez l'accompagnement accoustique, guitare folk.

***

Il y a Il y a Et plus la terre est aride,
Du thym, de la bruyère Des enfants, des grand-mères et plus cet amour est grand
Et des bois de pin Une petite église Comme un mineur à sa mine,
Rien de bien malin Et un grand café un marin à son océan
    Plus la nature est ingrate, avide
Il y a Il y a de sueur et de boue
Des ruisseaux, des clairières Au fond du cimetière Parce que l'on a tant besoin que
Pas de quoi en faire Des joies, des misères l'on ait besoin de nous
Un plat de ce coin Et du temps passé Elle porte les stigmates de leur peine
    et de leur sang
Il y a Il y a Comme un mère préfère un peu
Des odeurs de menthe Une petite école son plus fragile enfant
Et des cheminées Et des bancs de bois  
Et des feux dedans Tout comme autrefois Et loin de tout, loin de moi
    C'est là que tu sens chez toi
Il y a Il y a De là que tu pars, où tu reviens
Des jours et des nuits lentes Des images qui collent chaque fois
Et l'histoire absente Au bout de tes doigts Et où tout finira
Banalement Et ton coeur qui bat  
   

JJ Goldman - 1987

Et loin de tout, loin de moi Et loin de tout, loin de moi  
C'est là que tu sens chez toi C'est là que tu sens chez toi  
De là que tu pars, où tu reviens De là que tu pars, où tu reviens  
chaque fois chaque fois  
Et où tout finira Et où tout finira  
Par Co
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"l'amitié est une barque que l'on rempli goutte à goutte, il en survint toujours une dernière qui deborde le coeur"
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